• Bonjour,

    Merci d'avoir pris le temps de répondre à cette interview.

    Interview de Célia Casélani

    1) Pouvez-vous vous présenter un petit peu ?

    Bonjour ! Je m'appelle Célia, j'ai 22 ans et j'habite vers Besançon en Franche-Comté. J'adore lire, écrire et dessiner. Je suis une grande fan de manga et du japon.

    2) Avez vous toujours voulu devenir écrivain ? Pourquoi ?

    Oui, depuis mon plus jeune âge, je rêve de faire de cette passion un métier à plein temps. J'aime partager mes histoires et faire rêver les gens. Ce que j'adore dans ce métier, c'est de voir le regard qu'on certain lecteurs après lecture ! Ils ont des étoiles plein les yeux et l'envie de lire la suite, de partir à l'aventure ! C'est vraiment sympa et ça me donne envie de continuer. 3) Comment s'est déroulé votre recherche de maison d'édition ?

    Un peu comme un parcours du combattant en fait... Au début, j'ai cherché sur internet les maisons d'éditions qui éditaient du fantastique. Malheureusement, elles étaient toutes (ou presque) situées sur Paris et l'on me demandait d'attendre 2 ans minimum pour une simple lecture. Et j'ai découvert Graine d'auteur, qui par chance était à côté de chez moi.

    4) Avez-vous un auteur favoris ? Vous inspirez-vous de ce dernier ?

    J'en ai plusieurs. Le premier fut Erik L'homme avec la trilogie du livre des étoiles. Puis Jonathan Stroud avec la trilogie de Bartiméus. Je ne m'inspire pas franchement d'un livre, je prends tout ce que j'ai pus voir dans ma vie (que ce soit des films, livres ou des paysages réels). 5) Pouvez vous nous présenter un de vos livres ?

    ''Passerelle entre deux mondes'' est un livre qui est né lorsque j'étais à l'internat. Je devais écrire la suite tous les soirs, c'était super amusant. L'histoire est centré sur Anaël, un lycéen comme tout le monde. Mais il va vite comprendre que les choses ne sont pas ce qu'elles sont vraiment. Entre souvenirs perdus, mondes parrallèles et magie, il vivra des aventures passionnantes et n'aura vraiment pas le temps de souffler !

    6) Comment se déroule votre journée lorsque vous écrivez ?

    C'est très aléatoire, je peux écrire toute une journée sans m'arrêter mais aussi rester scotché devant une page blanche. Je ne peux pas me passer de musique quand j'écris. Et pas n'importe laquelle ! Celle qui ira à l'instant où j'écris. Comme dans les films en fait !

    7) Utilisez-vous votre entourage ou même les paysages que vous voyez dans vos romans ?

    Pratiquemment tout mes personnages et paysages sont crées de toute pièce, il m'arrive parfois de faire des hommages à des personnages célèbres, mais dans ce cas la, j'essaye de rester au plus proche de la réalité.

    8) Avez vous un mot à dire à vos lecteurs ou futur lecteur?

    J'espère que ce roman vous plaira et qu'il vous fera voyager. ^^ Il a peut-être l'air pour les jeunes en voyant la couverture, mais il s'adresse à tout les âges. (de 12 à 77 ans) Le but de ce livre est de faire participer le lecteur. Vous allez vous poser des questions, ça oui ! Mais patience, les réponses viendront... mais à la fin ! Alors ne paniquez pas ;) Et si vous avez envie d'approfondir un peu l'histoire, il existe la suite ''Double Réalité''. Bonne lecture !

     

     


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  • Bonjour,

    Merci d'avoir pris le temps de répondre à cette interview.

    Merci de me l'accorder et de vous intéresser à ce que je fais.

     

    1. Pouvez-vous vous présenter un petit peu ?

    C'est difficile ça, comme question. Pour moi ça l'est. J'écris sous le nom d'Aline Tosca depuis 2010, essentiellement pour la collection Osez 20 histoires de sexe des éditions de La Musardine. J'ai également publié en numérique des histoires plus ou moins romancées, un roman intimiste... Le mieux, c'est d'aller voir ici, sur mon blog : alinetosca.wordpress.com

     

     

    2) Avez vous toujours voulu devenir écrivain ? Pourquoi ?

    Ecrivain c'est un grand mot que j'ai du mal à m'approprier. Auteur c'est bien. J'écris depuis très longtemps, c'est en moi, j'aurais beaucoup de mal à l'expliquer, c'est comme ça !

     

    3)Comment s'est déroulé votre recherche de maison d'édition ?

    Internet est une fabuleuse banque de données en la matière et les maisons d'éditions ont des sites, ce qui permet de voir ce qu'elles publient, leurs collections. Dans ma recherche j'ai essayé d'être précise, de ne pas me disperser. J'ai fait ma recherche sur Internet (comme je pense la plupart des auteurs aujourd'hui)

     

    4) Avez-vous un auteur favoris ? Vous inspirez-vous de ce dernier ?

    Oui, dans ma vie de lectrice, d'admiratrice, il y a Marguerite Duras. Pour la quête, la poursuite de l'oeuvre, pour les mots, l'érotisme de son écriture et pour l'économie qu'elle fait des mots, ce qu'elle dit sans nommer.

     

    5) Pouvez vous nous présenter un de vos livres ?

    Ah, il faut choisir ? Il me semble que cette ITW est issue du partenariat avec Vincent et sa maison d'édition. Je vais vous parler d'un livre assez particulier, c'est Une vie dans un tableau. Il s'agit d'un recueil de nouvelles et de textes courts plus ou moins poétiques. Il ne correspond à aucun genre, c'est un bric-à-brac et j'ai de la tendresse pour ce livre.

     

    6) Comment se déroule votre journée lorsque vous écrivez ?

    C'est une drôle d'histoire mon histoire avec l'écriture. Elle est tout le temps là mais je n'écris pas obligatoirement. J'écris beaucoup le soir, la journée j'y pense.

     

    7) Utilisez-vous votre entourage ou même les paysages que vous voyez dans vos romans ?

    J'écris en effet sur ce que je connais ou sur ce qui me parle. J'évoque souvent La Camargue, le Sud. Je parle des paysages qui me sont familiers. Je les réinvente. Je fais ça aussi avec les personnages quelquefois. Je réinvente.

     

    8) Avez vous un mot à dire à vos lecteurs ou futurs lecteurs?

    Oui, que lire est un voyage. Alors je leur souhaite bon voyage...

     


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  • Bonjour,

    Merci d'avoir pris le temps de répondre à cette interview.

    interview Meghane Vezzaro

    1) Pouvez-vous vous présenter un petit peu ?

     

    Je m’appelle Meghane Vezzaro, j’ai vingt ans. Je suis licencié en histoire de l’art et archéologie ; bientôt en master si tout se passe bien ! Étant très sportive, je suis également éducateur tennis pour des enfants entre six et quatorze ans.

    À côté de ça, je fais de la musique avec mes amis, je sors faire du shopping, un peu la fête... en bref une vie normale d’étudiante !

     

    2) Avez-vous toujours voulu devenir écrivain ? Pourquoi ?

     

    Non, j’ai commencé à écrire quand j’avais treize ans plus pour m’amuser que pour autre chose. J’ai abandonné jusqu’à mes seize ans pour ensuite reprendre ce projet qui était Saga Hunters. Pour être, honnête j’ai vraiment voulu devenir auteur quand ce premier livre a été finit. Je ne me suis finalement lancé qu’un an plus tard sous les encouragements de mon amie Christine Breton à qui j’ai dédicacé ce premier tome ! D’ailleurs, elle est toujours ma première lectrice et je me demande comment elle fait pour encore me supporter ; je passe mon temps à lui envoyer des morceaux de textes !

     

    3) Comment s'est déroulé votre recherche de maison d'édition ?

     

    Ce fut laborieux. Dans un premier temps j’ai été publié à compte d’auteur pensant que c’était « normal ». Bien sûr, ce fut une belle arnaque ! J’en profiterais pour dire à tous les auteurs en herbe, ne signez jamais avec ce genre de maison !

    Après ça, je me suis mise à chercher une nouvelle maison d’édition et une amie m’a conseillé les Éditions Sharon Kena. J’ai contacté Cyrielle Walquan, mon éditrice, et après lui avoir expliqué un peu mon parcours, elle décidé de me laisser ma chance. Je lui en suis très reconnaissante, car j’ai enfin une édition digne de ce nom où on s’occupe de votre livre de A à Z et où on vous demande votre avis pour vos ouvrages. Mais surtout, ce qui me plait dans cette maison, c’est qu’on vous traite comme une personne et pas comme une vache à lait !

     

    4) Avez-vous un auteur favori ? Vous inspirez-vous de ce dernier ?

     

    Un auteur favori ? Je ne sais pas… pas vraiment. Il y a des livres que j’aime bien d’autres pas. Ça ne va pas plus loin en général. Je ne m’attache pas à un auteur en particulier, car certains livres peuvent être sublime et d’autre horrible alors qu’ils ont été écrits par la même personne. Je dis toujours que les livres c’est comme les goûts et les couleurs : ça ne s’explique pas !

    Donc, non, je ne m’inspire d’aucun auteur même si je trouve beaucoup d’idée dans tout ce qui compose les diverses mythologies à l’échelle mondiale ou dans les livres historiques.

     

    5) Pouvez-vous nous présenter un de vos livres ?

     

    Mes trois livres font partie d’une trilogie. Donc, autant vous en faire un rapide résumé, non ?

    Dans cette série, j’ai voulu raconter la vie de Carlie Keyes, une hybride vampire et Hunter — une chasseuse. Le genre vampirique étant vu et revu, j’ai voulu faire quelque chose d’assez différent lorsque j’ai repris ce premier tome à seize ans. Je me suis donc concentré sur l’aspect psychologique, je dirais. Comment survivre dans un monde gangréné par la folie et le pouvoir lorsqu’on est une adolescente obligée de murir trop vite à cause du poids de notre mission ? Bien sûr, même dans ce genre de roman, on n’oublie pas le beau brun ténébreux !

     

     

     

    6) Comment se déroule votre journée lorsque vous écrivez ?

     

    Je n’écris quasiment jamais le jour ! Je suis un oiseau de nuit, et mon « pique » d’inspiration arrive entre une heure et trois heures du matin. Sinon, j’écris en écoutant de la musique toujours en lien avec les émotions que je veux transmettre à un passage particulier.

     

     

    7) Utilisez-vous votre entourage ou même les paysages que vous voyez dans vos romans ?

     

    Oui et non. Certains traits de caractère peuvent être repris pour mes personnages, mais c’est rare. De même pour les lieux que je décris ; utilise Google Street surtout pour décrire des endroits que je ne connais pas et que je cite.

     

    8) Avez-vous un mot à dire à vos lecteurs ou futurs lecteurs ?

     

    Lisez ce qui vous plait. Je pense que le but de la lecture c’est de faire voyager le lecteur. Donc, faites-vous plaisir ! Bien sûr, si ça peut être avec mes romans, ce n’est pas plus mal !

     


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  • Bonjour,

    Merci d'avoir pris le temps de répondre à cette interview.

    Interview de Marie Laurent

    1) Pouvez-vous vous présenter un petit peu ?

    Pas facile de se présenter, on a toujours peur de paraître narcissique. Voilà, je me lance dans l’exercice ; je suis Marie Laurent, auteur de romances historiques et contemporaines, mais j’écris aussi dans d’autres genres (parodie, fantastique, érotique et noir.) et d’autres formats comme la nouvelle ou le théâtre.

    2) Avez-vous toujours voulu devenir écrivain ? Pourquoi ?

    Cette passion remonte à l’enfance. Mon entourage m’offrait des livres qui m’ont donné envie d’écrire à mon tour, de créer des univers, des personnages. Ainsi, une saga historique d’environ mille pages a vu le jour l’année de mon bac. Une autre raison ; j’étais fille unique et grâce à mes héros, je me sentais moins seule.

    3) Comment s'est déroulé votre recherche de maison d'édition ?

    Le développement du net a grandement facilité mes recherches. Certaines collaborations sont le fruit du hasard, d’autres sont bien ciblées. Par exemple, j’ai envoyé ma dernière parution à un seul éditeur.

    4) Avez-vous un auteur favori ? Vous inspirez-vous de ce dernier ?

    Je n’en ai pas un mais plusieurs. Je citerai les sœurs Brontë et Margaret Michell dont je me suis inspirée pour mes écrits de jeunesse. Et en vrac : Thyde Monnier, Mazo de la Roche, Mary Webb, Kathleen Windsor, Anya Seton, Juliette Benzoni, Jeanne Bourin, Françoise Linarès, Galsworthy…Mes découvertes les plus récentes, HP Lovecraft et Anne Hébert ont marqué mes histoires fantastiques de leur empreinte. À l’heure actuelle, j’ai l’impression de subir moins d’influences.

    5) Pouvez-vous nous présenter un de vos livres ?

    Naturellement, le premier qui me vient à l’esprit est le dernier : « La fiancée du tsar » aux Editions Sharon Kena. Je l’ai écrit en 2011, en quatre mois : « ma campagne de Russie », pour paraphraser Solange Bellegarde, écrivain un peu oublié aujourd’hui. Son superbe roman « Le masque de neige », ainsi que la série « La lumière des justes », d’Henri Troyat ont joué un rôle déterminant dans la naissance de ce livre. À l’origine, il y a aussi une émission sur France Inter à propos de la disparition controversée d’Alexandre Ier, l’un des héros de cette histoire. Autour de cette figure romantique et mystérieuse, j’ai bâti une intrigue où amour et grande histoire se rencontrent.  

    6) Comment se déroule votre journée lorsque vous écrivez ?

    N’étant pas matinale, j’ai du mal à écrire une ligne avant midi, sauf en cas de délais à respecter. Je travaille souvent l’après-midi : au début, au milieu ou à la fin, selon mes autres tâches. Je m’arrête quand mes phrases commencent à s’effilocher ou quand l’heure du repas m’arrache à une scène palpitante, grrr... Il m’arrive de reprendre dans la soirée jusqu’au coucher avec la télé en toile de fond.

    5) Utilisez-vous votre entourage ou même les paysages que vous voyez dans vos romans ?

    Pour les paysages, j’aime bien décrire d’après la réalité, mais ce n’est pas toujours possible. Je me voyais mal partant chez Poutine pour vérifier tous les lieux. À l’inverse, mon séjour de deux ans au Portugal m’a aidé pour un roman historique qui s’y déroule. L’entourage peut être une source d’inspiration aussi, inconsciente ou non. Mon ex a resurgi dans ma parodie de Fifty Shades, indépendamment de ma volonté. Et certaines de mes héroïnes me ressemblent par bien des traits.

    6) Avez-vous un mot à dire à vos lecteurs ou futurs lecteurs ?

    Je leur conseillerais de lire mes bouquins sans a priori, sans se laisser rebuter par le cadre historique. On rit et on pleure dans « La fiancée du tsar », mais on ne s’ennuie pas. Ou alors, c’est que j’aurai raté mon but.

     


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  • Bonjour,

    Merci d'avoir pris le temps de répondre à cette interview.

    Interview de Gillles Caillot

    1) Pouvez-vous vous présenter un petit peu ?

     

    De formation ingénieur mécanique et développement, je suis aujourd’hui Senior Manager dans une grosse SSII française et m’occupe, à ce titre, de projets relatifs à la transformation des systèmes d’information.

    J’ai 47 ans et une vie familiale bien remplie également puisque j’ai la chance d’avoir 6 enfants de 20 à 4 ans. Depuis quelques années (7 exactement), je me suis lancé dans l’écriture à corps perdu. Le résultat : 4 ouvrages publiés : L’ange du mal, Réminiscence, L’apparence de la chair et Lignes de sang qui est ressorti en 2012 et vient de remporter le prix Intramuros 2013 à Cognac.

     

    2) Avez vous toujours voulu devenir écrivain ? Pourquoi ?

     

    Non. Absolument pas. Je n’étais pas très sensible à l’écriture. Scientifique de formation, je préférai les math et les sciences au sens large.

    C’est la lecture d’un roman qui m’a donné envie d’écrire.

    J’ai savouré ce moment et depuis… je continue.

     

    3) Comment s'est déroulé votre recherche de maison d'édition ?

     

    Simplement. J’ai envoyé mon premier manuscrit à deux petites maisons d’édition sans vraiment y croire et ça l’a fait à mon grand étonnement. Depuis, je me suis pris au jeu et suis beaucoup plus sélectif.

     

    4) Avez-vous un auteur favoris ? Vous inspirez-vous de ce dernier ?

     

    Plusieurs en fait. Maxime Chattam qui m’a donné l’envie d’écrire. Franck Thilliez, et finalement aujourd’hui, beaucoup d’auteurs que j’ai appris à connaître au fil des salons. En France, nous avons la chance d’avoir une nouvelle génération d’auteurs de grande qualité.

    Je ne m’inspire jamais des autres. Je préfère créer. Par contre, j’ai noté que souvent, nous abordions les mêmes thèmes au même moment. A croire que nos antennes sont faites de la même matière.

     

    5) Pouvez vous nous présenter un de vos livres ?

    Difficile ;)

    En fait, il y a la série Zanetti : L’ange du mal, réminiscence, Immondanités (par encore édité) et les ailes arrachées des anges (pas encore édité). Ce sont des romans thrillers très sanglants, des ambiances glauques et un formidable rythme qui vous empêche de reposer le livre avant la fin.

    Il y a l’apparence de la chair qui se veut être un thriller plus psychologique mais campé dans le même univers.

    Il y a également Lignes de sang, thriller qui se voulait à la base indépendant mais qui se retrouve embarqué (contre son gré) dans la série Zanetti.

    Enfin, Bas-fonds, un one-shot terrifiant se déroulant dans les bas-fonds de Lyon. Ce dernier est plus versé sur l’horreur.

    Voici en cadeau un petit chapitre de mon roman en cours, histoire d’illustrer l’univers qui est le mien :

    — Coucou, c’est moi… Y a personne dans cette maison ?, lâcha l’homme en se glissant à l’intérieur.

    Il fit quelques pas dans le salon puis contourna son épouse afin de se prêter au jeu favori de son fils.

    — Robin… Robin… Où es-tu ?

    Le bambin de quatre ans, à peine dissimulé sous la grande table en bois massif, ne bougea pas une oreille mais laissa échapper quelques rires étouffés.

    — Rho… Je ne le vois pas… Il est peut-être parti. Tu l’as vu, Emmanuelle ?

    Parfaitement rodée au scénario, la femme, la petite quarantaine, entra dans le jeu et lui lança un petit sourire complice.

    — Non. Je crois qu’il a disparu.

    — Tu penses que c’est le grand méchant loup qui l’a dév…

    Il fut incapable de terminer sa phrase. Avec ce qui s’était passé aujourd’hui, la situation revêtait une sensation particulière.

    Surprise, la femme se retourna et le fixa bizarrement.

    Elle enchaîna, malgré son étonnement.

    — Il dit n’importe quoi, papa ! Le grand méchant loup n’existe pas.

    Hilare, le gamin pouffa puis sortit à toute vitesse de sa cachette.

    — Existe pas g’and loup ! Existe pas g’and loup !

    Il se pressa contre son père, attendit la réplique - c’est moi, le grand méchant loup – pour s’enfuir vers sa mère en hurlant mais elle ne vint pas. Contrairement à la trame habituelle, Joseph l’attrapa et le serra contre lui.

    Emmanuelle, de plus en plus intriguée, se rapprocha.

    — Il y a quelque chose qui ne va pas ?

    Il reposa l’enfant au sol puis, sans un mot, se dirigea vers le bar.

    « Que se passe-t-il, bon sang ? », insista-t-elle, soucieuse de l’attitude étrange de son compagnon.

    — Sale journée. Je te raconterai quand Robin sera couché.

     

    Le temps passa avec lenteur. Il y avait quelque chose d’électrique dans l’air comme si un champ de particules négatives les enveloppait.

    Tandis que Joseph, perdu dans ses pensées noires, était resté assis, Emmanuelle s’était occupée du bain de Robin et l’avait couché.

    A son retour, elle s’installa à ses côtés.

    — Alors ? Qu’est-ce qui ne va pas ?

    L’homme redressa la tête et avala d’un trait le reste de whisky qu’il s’était servi avant de se lancer dans les explications.

    — C’est cette nouvelle affaire… Je crois que je n’y arriverai jamais.

    Elle fronça les sourcils. Elle connaissait bien son mari. C’était un dur à cuire. Pour qu’il soit dans cet état et surtout pour qu’il lui en parle, c’était du sérieux.

    — Si tu m’expliquais de quoi il s’agit, Jo ?

    Il expira tout en se massant les tempes.

    — On est sur les traces d’un tueur d’enfants.

    — Oh, Mon Dieu ! Où ça ? A Lyon ?

    Il opina du chef.

    — Oui.

    Elle avala bruyamment sa salive.

    — Pédophile ?

    — A priori, non. Mais ce qu’il leur fait est encore pire !

    — Encore pire ?!, releva la femme en frissonnant.

    Que pouvait-il y avoir de pire qu’un homme qui viole un enfant avant de le tuer ?

    — Il…

    Il sembla chercher la force nécessaire pour continuer.

    « Il… il est probable qu’il les… mange ! »

    — Quoi ?!

    — On a affaire à un cannibale ! Ce salaud a envoyé une lettre aux parents pour leur raconter ce qu’il avait fait subir à leur fille.

    Son sang parut quitter son corps. Ses mains devinrent moites et glacées. Elle ouvrit la bouche mais aucun son n’en sortit. Les mots que Joseph venait de prononcer s’entrechoquèrent dans son crâne.

    Chancelante, elle se releva du sofa et fit quelques pas avant de s’arrêter devant la fenêtre. Elle regarda un long moment les ombres projetées dans le petit jardin avant de reprendre ses esprits.

    — Et tu les as interrogés ?

    — Oui. Enfin, le père. La mère a fait un malaise. On a dû la conduire à l’hôpital.

    — C’est monstrueux ! Comment peut-on survivre à une chose pareille ? S’il arrivait la même chose à Robin, je… je… Non ! Je ne peux même pas l’imaginer.

    Il acquiesça.

    — Je sais… Je me suis dit exactement la même chose. Et puis, quand je lui ai posé des questions, j’ai été incapable de garder la distance nécessaire. Je me suis reconnu en lui et sa souffrance. C’était horrible. J’en ai complètement foiré l’interrogatoire.

    Elle soupira.

    — Et vous avez des pistes ?

    — On a seulement la lettre manuscrite qu’il a envoyée. J’espère qu’elle mènera à quelque chose.

    Elle le fixa d’un air inquiet. Joseph n’était pas dans son état normal. Il tremblait sans discontinuer et ses yeux bruns, si pétillants d’ordinaire, étaient mornes et ternes. C’était la première fois qu’elle le voyait ainsi.

    Elle lui caressa la joue et tenta de l’apaiser.

    — Vous allez le coincer. J’en suis certaine.

    — J’en sais rien…, lâcha-t-il, désabusé. Savoir qu’un monstre pareil se ballade en liberté me file la chair de poule.

    — La presse est au courant ?

    — Non, heureusement. Mais tôt ou tard, ça finira par se savoir… Et là, je n’ose imaginer la psychose que ça va déclencher.

    — Oui… C’est certain.

    Elle lui adressa un timide sourire et lui prit la main.

    « Et si on allait se coucher ? Tu as une tête épouvantable. Je te ferai un massage si tu veux. »

    Il lui rendit son sourire mais ses yeux restèrent désespérément éteints.

    — C’est gentil mais je crois que je n’arriverai pas à en profiter. „

     

    6) Comment se déroule votre journée lorsque vous écrivez ?

     

    Oula ! Alors là, rien de planifié. Juste des moments volés. J’ai un travail qui m’accapare, une vie de famille compliquée, alors l’écriture c’est dès que j’ai un moment.

    Jamais de préparation, juste dès que j’en ai l’occasion. Et peu importe s’il y a du monde autour de moi ou non.

     

    7) Utilisez-vous votre entourage ou même les paysages que vous voyez dans vos romans ?

     

    Oui. Souvent. L’inspiration vient toujours de la proximité. C’est d’autant plus simple d’utiliser ce que l’on voit. Et puis, ça apporte une touche de réalisme beaucoup plus importante.

     

    8) Avez vous un mot à dire à vos lecteurs ou futur lecteur?

     

    Lancez-vous dans l’expérience. Mon univers est un univers addictif. Une fois mis le doigt (enfin l’œil plus précisément) vous n’aurez plus d’échappatoire. Vous êtes prévenus ;)


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