• Interview de Pierre Gaulon

    Bonjour Pierre, je vous remercie sincèrement de partager un moment de votre temps avec vos lecteurs pour répondre à mon jeu de questions –réponses !

    Interview de Pierre Gaulon

    1. L.E.F : Dans un premier temps, pourriez-vous nous parler un peu de vous ?

    P.G : Merci à vous de m’inviter à ce jeu de questions-réponses ! Difficile première question ! Je vais faire simple. J’ai trente ans et je travaille dans un magasin de jouets tout en donnant des cours à domicile. J’aime le sport, les jeux de réflexion, et bien sûr la littérature et l’écriture.

    1. L.E.F : Le jeune héros de votre livre, Clément est en faculté où il suit un cursus en lettres modernes, votre propre parcours universitaire, vous êtes-vous basé sur votre propre expérience pour décrire ce personnage ?

    P.G : Je me suis davantage inspiré de deux de mes amis ! En revanche, les études du personnage correspondent aux miennes. La bibliothèque de Clément regorge en effet de romans fantastiques du 19eme siècle, or j’ai moi-même consacré mon mémoire de Master 2 aux histoires fantastiques de Villiers-de l’Isle Adam et Maupassant !

    1. L.E.F : Combien de temps vous a-t-il fallu pour écrire ce livre ?

    P.G : Il est difficile de donner une réponse précise à cette question car j’ai une méthode d’écriture un peu particulière. En vérité j’ai tendance à commencer plusieurs histoires en même temps et je ne sais jamais laquelle va prendre le dessus sur les autres ! Par ailleurs, les différentes phases du processus d’écriture sont délicates à évaluer. Il y a d’une part la période de « réflexion » au cours de laquelle les idées vont s’entrechoquer pour former de nouvelles idées plus complexes qui aboutiront au scénario du roman, phase qui peut durer de 15 jours à plusieurs années ! Puis il y a la rédaction, un premier jet écrit en quelques mois. Enfin vient la phase de correction qui est pour moi LE véritable travail d’écriture. J’enlève des chapitres, en rajoute d’autres, je reprends une à une chaque phrase du roman afin qu’aucune ne me choque, un travail de polissage pour rendre le roman présentable. Je fais également lire le roman à des personnes de confiance qui n’hésitent pas à critiquer vertement l’ouvrage et me permettent de l’améliorer. Pour répondre à la question, j’ai dû passer de deux à trois ans pour arriver à la version finale de « La mort en rouge ».

    1. L.E.F : Votre roman est une mine d’informations concernant des faits déroulés pendant la seconde guerre mondiale, tous ces faits sont-ils réels, ou sont-ils tous sortis de votre imagination ?

    P.G : Les deux coexistent. La plupart des pratiques évoquées par l’armée nazie sont réelles comme les exécutions ou les villages incendiés. De même, les actes de résistance dans la forêt de Compiègne ou La carrière de Saint-Vaast sous le commandement du lieutenant François sont également tirés de faits réels. En revanche j’ai créé la ville de Sainte-Eulalie-sur-Aisne afin de ne pas porter tort au véritable préfet de la région. L’histoire de Philippe Danry est cependant inspirée du préfet Trouillet. Mon but était justement de mêler la petite histoire à la grande Histoire, le fait divers à l’histoire de la seconde guerre mondiale afin d’avoir du mal à démêler le vrai du faux. Beaucoup de personnes étaient par exemple persuadés que la légende urbaine de la fille aux cheveux rouges était véritable alors qu’elle est en réalité inventée de toutes pièces. De même, l’éditeur était sûr que je venais du nord de la France à cause de la précision des lieux alors que j’habite près d’Aix-en-Provence…

    1. L.E.F : Vous avez dû passer un certain nombre d’heures à faire des recherches pour rendre votre roman «  crédible », quelle partie a été la plus difficile pour vous, la recherche, l’écriture ?

    P.G : En effet, les recherches m’ont pris énormément de temps ! Il m’a fallu lire une cinquantaine de livres sur tout un tas de sujet : le suicide, les autopsies, la seconde guerre mondiale, le paranormal, l’évolution d’une enquête policière de la gendarmerie, les détectives privés et j’en passe ! Je pense que si quelqu’un fouillait dans mon ordinateur, il serait horrifié de tomber sur le dossier concernant les documents concernant la mort en rouge et me prendrait moi-même pour un psychopathe ! Lorsque l’on écrit un roman policier, il faut soi-même enquêter, fouiller lire, se déplacer…

    1. L.E.F : Il ne doit pas être facile de mêler le genre « historique / témoignage » et « policier / thriller », pourtant vous y êtes arrivés à la perfection, un petit conseil à ceux et celles qui voudraient tenter l’expérience ?

    P.G : Être patient et ne pas se décourager. Lorsqu’on écrit, on voudrait toujours voir arriver le mot FIN mais il faut parfois attendre des années avant d’éprouver ce plaisir. Pour ce roman, mêler l’histoire et le fantastique s’imposait. Mon but était de créer un mythe du type « la dame blanche », essayer de comprendre comment un drame de la seconde guerre mondiale avait pu se transformer en légende urbaine.

    1. L.E.F : Vous avez laissé une « porte ouverte » à la fin de « la mort en rouge » , vos héros ont-ils une chance de revenir dans de prochaines aventures ?

    P.G : C’est prévu. J’ai déjà plusieurs scénarios en cours de construction. L’un avec Lou et Clément dans un thriller plus « scientifique », et Sérinam dans une enquête plus contemporaine de « tueur en série ». En attendant, je suis en train de finir de corriger deux romans, un thriller et un roman de fantaisie.

    1. L.E.F : Un petit mot pour vos lecteurs ou futurs lecteurs ?

     

    P.G Un grand remerciement. Vous ne pouvez pas savoir le bonheur que je ressens lorsque je reçois un message ou l’avis d’un auteur ayant apprécié le roman. Et à ce titre je remercie tous les lecteurs et écrivains qui me soutiennent.

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