• Interview de Laure Izabel

    Bonjour,

    Interview de Laure Izabel

    Merci d'avoir pris le temps de répondre à cette interview.

    Bonjour,

    Et merci à vous de me proposer cet entretien.

     

    1) Pouvez-vous vous présenter un petit peu ?

     

    Oui, je peux le faire… !

    Bon trêve de plaisanterie. Alors j’écris sous deux pseudos : Laure IZABEL pour les éditions Sharon Kena et Laure TOUSSAINT pour les autres éditeurs. Et bientôt aux éditions L’ivre Book. Lorsque je n’endosse ni l’une ni l’autre de ces étiquettes, j’exerce la profession d’employée de bureau à mi-temps et maman à temps complet ! Oui je sais, du coup, tout le charme de l’écrivain s’évapore. Pourquoi deux pseudos, me direz-vous ? Et bien parce que chez Sharon, je me réserve un certain style d’écriture, voyez-vous ! Euh, des histoires coquines M/M. Ailleurs, Laure T est différente, mais toujours aussi hétéroclite dans le choix de ses écrits. Quoi d'autre ? Je suis du genre loufoque, un peu barrée et plus toute jeune… hélas !

     

    2) Avez vous toujours voulu devenir écrivain ? Pourquoi ?

     

    Devenir écrivain ?! C’est un bien grand mot, qui ne me correspond pas. Je ne me considère ni romancière, ni même auteur. Ceux-là sont des maîtres en la matière ! Je préfère me définir comme une raconteuse d’histoires… dans tous les sens du terme. Parce que c’est exactement ce que je m’amuse à faire : raconter des histoires ! En fait, je mens.

    Ai-je voulu le devenir ? Non. Jamais je ne me suis dis, étant plus jeune : un jour j’écrirais, ce sera ma vocation ! Par contre, j’ai toujours écris. Je me souviens très bien de mes cours de français de lycée. Alors qu’on nous demandait d’écrire une dissertation, par exemple… j’étais du genre à rendre six copies doubles en Alexandrin…! J’avais d’excellentes notes.

    Pourquoi écrire ? D’une, en ce qui me concerne, ce n’est ni un défouloir ni un sacerdoce. De deux, mon but est de m’amuser et d’amuser ceux qui auront la chance, plutôt l’opportunité, de me lire. Ce n’est pas une bonne raison ?

     

    3) Comment s'est déroulé votre recherche de maison d'édition ?

     

    Probablement de la même manière que tous les auteurs qui tentent d’entrer dans le « métier » : En galérant ! D’abord on cherche à quel genre littéraire on appartient, puis on fouille sur le web les maisons qui semblent nous correspondre. On évite les prestigieuses enseignes, c’est perdu d’avance ! Alors on cible les moyennes, les petites… et on envoie nos belles pages reliées, après s’être ruiné en timbres et envois postaux. Alors on attend, on attend, attend… et une fois sur deux il n’y a pas de réponses, ou bien elle est négative. Et on recommence, toujours en prenant garde de ne pas tomber sur l’éditeur roublard… celui qui vous demande 500, 1000 euros et plus pour vous publier ! Chaque fois on croise les doigts, on espère. Mon premier roman envoyé, j’ai mis deux ans avant de trouver un éditeur qui accepte de me donner une chance. Par la suite, il s’est avéré que cela ne collait pas entre nous. Mais c’est une autre histoire. Et puis, un jour, vous dénichez sur la toile, une boite qui semble vous allez comme un gant, vous tentez le coup. Vous n’avez rien à perdre, même pas le prix d’un lourd courrier, puisqu’il/elle édite en numérique… Je crois que, dans ce domaine, persévérance et chance sont les maîtres mots. Le talent ? Non, c’est un état si abstrait et relatif.

     

    4) Avez-vous un auteur favori ? Vous inspirez-vous de ce dernier ?

     

    Beaucoup d’auteurs me plaisent. Mais je n’ai pas de favoris. J’adore l’écriture et l’univers de René Barjavel. Je suis assez fan de Nicolas Vanier. Chez lui c’est le dépaysement total. Il se fut un temps ou je lisais du King comme on grignote ses céréales le matin au petit déj’. J’en lis nettement moins. Alors non, je ne m’inspire d’aucun pour mes écris. Je n’ai ni genre, ni style. Je fais ce que je veux, quand je veux. C’est selon mes humeurs, mes inspirations…En ce moment par exemple, je lis 1984 de Georges Orwell, un roman de SF, une anthologie dystopique. Qui sait ce qui en naîtra ?

     

    5) Pouvez-vous nous présenter un de vos livres ?

     

    Je vais vous parler du recueil « Double Jeu » paru en ebook aux éditions Sharon Kena. D’ailleurs je crois que vous vous préparez à le lire par l’intermédiaire de votre challenge Sharon Kena, non ? ! Comme les temps changent et que les mœurs évoluent, j’ai voulu écrire quelque chose de radicalement nouveau pour moi. Pour ce faire j’ai osé regarder pas mal de YAOI (mangas basés sur les relations homme/homme)… Puis j’ai lu du Céline Mancellon (entre autre « Le Squatteur » aux éditions Sharon Kena) et du Luis Algorri « Le Garçon de la piscine » aux éditions Odin… J’ai trouvé le thème intéressant. Je me suis lancée. Et Double Jeu est né. Ce sont deux nouvelles, littéralement improbables et surréalistes. Mais je ne cherchais pas à être vrai. Je le rappelle, écrire m’amuse. Je me suis donc penchée sur ces deux hommes, chacun très différent l’un de l’autre et leur ai concocté une jolie histoire d’amour, avec humour, sympathie et un brin de scènes très… sucrées !

     

    6) Comment se déroule votre journée lorsque vous écrivez ?

     

    Je n’ai pas de journée type. Malheureusement le temps me manque. J’écris surtout le soir et le matin lorsque je dois remettre au propre. Sinon, pour le premier jet, les prises de notes… je me balade avec un crayon à papier et un cahier basique d’écolier. Je le promène partout. Dans la cuisine à portée de mains, sur le plan de travail tandis que je cuisine, dans ma chambre, la voiture, mon sac… aux toilettes ! (Aïe, le mythe de l’auteur s’effondre.) Et donc, dès qu’une idée pointe le bout de son nez, paf !... je la note. Neuf fois sur dix, l’idée de deux lignes se transforme en deux voir trois pages d’un cahier de 96 pages grands carreaux petit format. En gros au bout de six mois,( un an avec les recherches) un roman de deux cents pages est né.

     

    7) Utilisez-vous votre entourage ou même les paysages que vous voyez dans vos romans ?

     

    Là, je me sens obligé de vous répondre de manière très normande : bah oui… et non ! C’est possible, mais pas systématique. Du moins en ce qui concerne les paysages. Par contre, pour ce qui est des personnages… ! Il se peut qu’à travers tous mes romans ou nouvelles, certaines caractéristiques d’un homme qui m’est très, très, mais vraiment très proche, reviennent. Mais chuuuut ! Pour le deviner, vous devrez me lire. Et toc !

     

    8) Avez-vous un mot à dire à vos lecteurs ou futurs lecteurs ?

     

    Chers lecteurs et/ou futurs lecteurs. Mon plaisir d’écriture est votre plaisir de lecture. Alors amusez-vous !

    Merci.

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