• Interview de l'auteur Gilles Milo-Vacéri

     

    Tout d’abord, je tiens à vous remercier d’avoir bien voulu sacrifier une partie de votre temps précieux pour répondre à ces quelques questions…

     

    Oh non ! C’est moi qui vous remercie de bien vouloir vous intéresser à l’auteur en devenir que je suis ! C’est très sympa et je vous réponds avec grand plaisir.

     

    Interview de l'auteur Gilles Milo-Vacéri

     

     

     

    1) Tout d’abord, pourriez-vous nous parlez un peu de vous ? Qui est Gilles Milo-Vacéri ?

     

    Eh bien, je suis quelqu’un de très simple, d’accessible, proche de la cinquantaine et ayant l’envie dévorante de partager mes expériences en faisant rêver mes lecteurs. On peut ajouter que je suis légèrement décalé avec des rêves encore préservés, des envies de tout, des refus de rien, bref, un type cinglé qui a beaucoup voyagé, vécu mille aventures et qui transforme le tout pour en faire des histoires à lire tranquillement, au fond d’un canapé.

     

    J’ai toujours écrit et j’essaie de me professionnaliser depuis près de trois ans maintenant. J’ai aussi la chance d’écrire dans différents genres littéraires, pour le bonheur de mes éditeurs et de mes lecteurs. Aujourd’hui plus posé, j’étais un fou furieux quand j’avais vingt ans et mes souvenirs entretiennent mon imaginaire pour créer des récits avec en fil rouge, certaines valeurs que je respecte. Homophobes et xénophobes, n’ouvrez jamais mes livres ! (rires)

     

     

     

    2) J’ai lu plusieurs de vos écrits dont « Opération Lupo Russo » et « Stan » entre autres. Dans les deux nous sommes en présence de Mafieux… pourquoi ce « thème » ?

     

    Parce qu’il faut toujours des méchants et généralement, toute organisation criminelle porte le nom de mafia, d’ailleurs de façon souvent impropre, par méconnaissance du sujet. Dans Opération Lupo Rosso, je reprends partiellement l’historique de Cosa Nostra, la mafia sicilienne, à l’origine de tant d’autres.

     

    Dans Stan, il s’agit des triades chinoises qui n’ont rien à voir avec les premiers. Dans mes autres livres, il y a aussi des méchants appartenant à d’autres groupes ou complètement individualisés, comme des psychopathes.

     

    J’aime construire mes fictions en les adossant à la vérité, parfois dure et cruelle. Mes scènes d’amour, de sexe ou mes batailles rangées entre gangs, auront toujours le goût du vrai, sans artifice et sans masque de fausse pudeur. La crédibilité est à ce prix.

     

     

     

    3) Vous changez complètement de registre avec « A la maison close »… est-ce difficile pour vous de passer d’un registre « sombre » à un registre « érotique » ?

     

    Oui, j’ai cette chance d’avoir une plume protéiforme et de pouvoir écrire des récits, tant nouvelles que romans, dans des genres souvent opposés. Érotisme, thriller, polar, un peu de fantastique... vous me rencontrerez dans des thèmes différents et s’il ne fallait retenir qu’un fil rouge en ce qui me concerne, c’est bien l’Histoire, avec un H majuscule. J’aime plonger mes personnages dans le passé et leur faire vivre des aventures imaginaires au milieu des événements bien réels, appartenant à l’Histoire.

     

    Non, cela ne me pose aucune difficulté de passer d’un genre à un autre et apparemment, selon mes lecteurs, cela reste assez positif dans l’ensemble.

     

     

     

    4) Quel est le roman qui a été le plus difficile à écrire ?

     

    Je vais vous surprendre mais aucun ! Quand j’écris un roman, je l’ai bien travaillé auparavant, je me suis organisé, fait de multiples recherches et après, je laisse la plume courir librement sur le papier. Idem, quand mes éditeurs me commandent un texte, je ne dis oui que si je le sens parfaitement.

     

    J’ai toutefois relevé un défi très difficile pour Harlequin – HQN, l’une des maisons d’édition qui publient mes textes érotiques. Pour une opération promotionnelle avant le salon du livre de Paris, ma directrice éditoriale m’avait mis au défi d’écrire une nouvelle dans le genre de la romance. J’ai accepté et je me suis lancé. Les retours m’ont beaucoup surpris, tant par leur nombre que pour leurs avis très positifs. C’est donc un genre que je vais essayer de taquiner sous peu en écrivant un récit purement romance.

     

     

     

    5) Certains de vos personnages ont-ils des  « points communs » avec des personnes de votre entourage ?

     

    C’est une évidence ! Pour bien parler des choses, pour narrer des aventures, il faut en avoir vécu soi-même un minimum, avec de l’action, des dangers, des échecs comme des réussites et avoir rencontré des personnages hauts en couleur !

     

    Il n’y a que les très bons auteurs qui sont capables de raconter des histoires sans les avoir vécues. Je ne suis pas de ce côté-là de la barrière et mon passé, les rencontres bonnes ou malheureuses, constituent l’essentiel des mes fictions et tous mes personnages ont plus ou moins existé. De même, il y a aussi un peu de moi, de ma façon de penser ou d’agir. C’est logique ! Par contre, je veille particulièrement à la crédibilité de mes textes, romans ou nouvelles, que ce soit de l’érotisme ou un thriller. Je vérifie toujours mes informations car je ne me repose pas uniquement sur mes connaissances ou mon expérience personnelle.

     

    Je trouve détestable un auteur qui écrit sur un sujet comme un pays par exemple et par méconnaissance, raconte des âneries, se trompe dans les coutumes locales ou raconte n’importe quoi. Que devient le plaisir du lecteur qui ne peut que relever ces erreurs ? Pour ma part, j’aime quand mon lecteur referme mon livre en se disant « et si c’était vrai ? ». Là, j’ai gagné mon pari et je suis heureux car je l’ai fait rêver aux limites de la réalité.

     

     

     

    6) Avez-vous des projets d’écriture dont vous voudriez nous faire part ?

     

    Après une actualité très chargée sur ce mois de juin avec sept titres qui vont paraître, je peux vous dire que deux romans sont prévus en septembre, pour la seconde rentrée littéraire. Mais je tiens à parler plus particulièrement de ce roman historique qui sortira dans quelques jours, Les larmes de Satan (Éditions VFB). Depuis longtemps, j’avais envie de parler de la Seconde Guerre mondiale, de Résistance et du drame de la Shoah. c’est chose faite et ce récit me tient beaucoup à cœur. J’espère qu’il rencontrera ses lecteurs comme les précédents !

     

    Bien entendu, il s’agit d’un roman mais il s’appuie sur de terribles vérités historiques qui demeurent incontestables. Une manière de dire mon respect pour tous ceux qui ont souffert et se sont battus, la tête haute, quand tous les autres se cachaient ou copinaient avec l’ennemi.

     

     

     

    7) Quels sont vos auteurs de références ?

     

    Je risque encore de vous surprendre mais ce sont ceux de mon adolescence, ceux qui m’ont fait rêver et décider que plus tard, moi aussi, je vivrai de belles aventures. Alors, Saint-Exupéry, Jules Verne, Hemingway, Jack London, Rudyard Kipling, Maurice Herzog... La liste est très longue ! Vous pouvez ajouter Victor Hugo, Verlaine, de Musset, Eluard, etc. et si vous ne voulez qu’un seul nom, ce sera Saint-Exupéry.

     

     

     

    8) Si vous deviez dire un mot à vos lecteurs ou futurs lecteurs que leur diriez-vous ?

     

    Rêvez, vivez à fond, oubliez votre routine et évadez-vous pour que la vie devienne cet espace de liberté auquel nous avons tous le droit de prétendre. L’aventure est parfois au coin de la rue, dans le sourire de votre voisine, dans l’amitié de votre collègue. Voyagez, ouvrez votre esprit à toutes les cultures de ce monde, apprenez l’humilité et devenez quelqu’un de bien, capable d’accepter l’autre avec toutes ses différences, de couleur, de genre ou de sexualité. Préservez les valeurs humaines que d’aucuns aimeraient supprimer, entretenez cette étincelle dans votre regard qui fera toute la différence.

     

    Sans mes lecteurs, je n’existerai pas et j’aime à penser que nous partageons certaines valeurs comme la liberté, la tolérance et tant d’autres... Alors, en conclusion, un grand merci à toutes celles et tous ceux qui me lisent et me le disent si régulièrement avec beaucoup de gentillesse. C’est à chaque fois une réelle émotion et ils m’encouragent à poursuivre. Alors, en un seul mot, MERCI !

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 11 Juin 2014 à 13:03

    Jolie interview :) !

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