• A la rencontre de l'auteure Emmanuelle Soulard

    Bonjour,

    A la rencontre de l'auteure Emmanuelle Soulard

    Merci d'avoir pris le temps de répondre à cette interview.

    Merci à toi, Aurélie, de me donner l’opportunité de m’exprimer. Pour un auteur, ça n’a pas de prix.

     

    1) Pouvez-vous vous présenter un petit peu ?

    Je m’appelle Emmanuelle Soulard, et j’écris depuis que j’ai une douzaine d’années. J’ai eu très longtemps un syndrome de la page blanche que j’étais incapable de surmonter. Ça se passait toujours de la même façon : j’avais une idée, je l’écrivais, les mots coulaient tous seuls… jusqu’au moment où ça s’arrêtait. Et j’avais toujours le même problème : je ne savais pas comment finissait mon histoire. J’ai commencé et stoppé ainsi une bonne demi-douzaine de manuscrits.

    J’ai fini par renoncer à l’écriture, et j’ai fait des études… J’ai passé des diplômes… Plein de diplômes… Et un jour, je suis retombée sur mes manuscrits abandonnés. J’ai réalisé alors que je n’avais jamais cherché à apprendre à écrire. Du coup, j’ai commencé à me former sérieusement. J’ai pris des cours.

    Sept mois plus tard, je reprenais mon premier manuscrit, abandonné presque vingt ans plus tôt. Je l’ai presque intégralement réécris. En quatre mois. Je l’ai envoyé à une maison d’édition avec comité de lecture, sans trop y croire. Deux jours plus tard, les éditions Hélène Jacob me proposaient un contrat d’édition. C’est ainsi que le Dragon de Ténèbres est né. Du coup, je me suis lancée sur une trilogie, les Invocateurs, dont j’achève le troisième tome en ce moment même.

     

    2) Avez-vous toujours voulu devenir écrivain ? Pourquoi ?

    Je n’avais jamais considéré l’écriture comme une activité « sérieuse ». Probablement parce que j’y prends beaucoup de plaisir, et que ce n’est pas du travail, pour moi. Maintenant que je suis un auteur publié, je ne la considère toujours pas comme un travail. Pour moi, c’est bien plus un chemin de vie, une exploration de soi-même, des autres et du monde qui nous entoure. C’est une façon de se connecter à quelque chose qui nous dépasse, et nous bouleverse.

    Mais je ne suis pas sûre de me considérer vraiment comme un écrivain. Je suis auteur de roman, parmi bien d’autres choses.

     

    3) Comment s'est déroulée votre recherche de maison d'édition ?

    En toute honnêteté, je ne peux pas dire que j’ai réellement cherché : la première maison à qui j’ai envoyé mon livre l’a immédiatement accepté. Ceci dit, je l’avais sélectionné.

    Il me fallait des critères simples : d’abord un comité de lecture, qui était le meilleur moyen de me dire si mon livre était bon ou pas. C’était mon tout premier roman, et je n’avais aucune expérience dans le domaine. Ensuite, je tenais à ce que ma maison d’édition soit une spécialiste du numérique. Mais je ne voulais surtout pas être publié par des amateurs, comme on en voit tant. Et enfin, je voulais une maison qui respecte et qui aide les auteurs. Les éditions Hélène Jacob étaient exactement tout ça, puisque c’est une structure associative, d’experts du monde de l’édition et du numérique, et qui mise tout sur la qualité et la formation de ses auteurs, dans un esprit de partage inégalable. Bref, c’est un peu le paradis.

    Je n’ai envoyé mon manuscrit à aucune autre maison d’édition, et à l’heure actuelle, je ne me vois pas chercher à être publié par qui que ce soit d’autre.

     

    4) Avez-vous un auteur favori ? Vous inspirez-vous de ce dernier ?

    J’ai beaucoup d’auteurs favoris, tant en fantasy que dans d’autres genres. Mais je dois avouer que la majorité de mes lectures sont essentiellement techniques, tant dans le domaine de la dramaturgie, que de la psychologie et des neurosciences.

    Parce que j’estime qu’un bon écrivain se doit de comprendre l’âme humaine, pour être pertinent dans ce qu’il raconte. Et j’avoue aussi que j’ai une réelle passion pour les histoires, et l’impact qu’elles ont sur le cerveau humain. Je travaille d’ailleurs dans des domaines où les histoires sont exploitées dans ce sens. Ça s’appelle le storytelling.

     

    5) Pouvez vous nous présenter un de vos livres ?

    Il me serait difficile de présenter un seul de mes livres, puisque jusqu’à présent, je n’ai publié qu’une trilogie. Les trois livres sont pratiquement indissociables dans mon esprit. Alors je vais vous présenter les trois :

    Imaginez un monde où n’importe lequel de vos proches peut se transformer brutalement en monstre surpuissant et assoiffé de sang.

    Imaginez un monde où les cieux peuvent tout d’un coup se charger d’une nuée qui dévore tout sur son passage.

    Imaginez un monde où la seule réponse que les humains aient trouvée soit l’invocation de dragons gigantesques, pour protéger et sauver les gens.

    Imaginez la fraternité des frères de combats, unis dans l’honneur et le danger du combat.

    Imaginez un amour plus fort que tout, et qui peut pousser jusqu’aux plus profonds sacrifices.

     

    Ben, si vous arrivez à imaginer tout ça, vous n’êtes pas loin de ce qui se passe au cours des trois romans…

     

    6) Comment se déroule votre journée lorsque vous écrivez ?

    J’ai une vie personnelle et professionnelle extrêmement chargée, je n’ai donc pas le loisir de consacrer toute une journée à l’écriture. Mais je le regrette. Vraiment. J’écris en général le matin, très tôt. Parfois à partir de 4 ou 5 heures. Et je n’écris pas plus de deux ou trois heures, parce que c’est épuisant émotionnellement. Ça, c’est pour le premier jet. Les phases de réécritures sont un peu moins exigeantes, je peux donc y passer un peu plus de temps (sous réserve des trous éventuels dans l’emploi du temps !)

     

    7) Utilisez-vous votre entourage ou même les paysages que vous voyez dans vos romans ?

    Un bon écrivain utilise tout ce qu’il vit dans ses livres. Je ne dis pas que je suis un bon écrivain, mais si vous voulez écrire de bons romans, c’est une attitude que je recommande. Ne serait-ce que parce que les dernières études en neurobiologie ont prouvé que le lecteur n’attend que ça. Lorsque quelqu’un lit, il fait appel à une partie de la mémoire à long terme qui s’appelle la mémoire épisodique. C’est l’équivalent de notre biographie personnelle, où tous nos souvenirs sont rangés. Il se trouve que la lecture entraine le rappel de ces souvenirs. C’est le processus qui donne lieu à l’identification aux personnages. Et c’est aussi en partie grâce à ça que le lecteur peut s’immerger dans le livre, et le vivre, dans tous les sens du terme.

     

    8) Avez vous un mot à dire à vos lecteurs ou futur lecteur?

    Si j’avais un mot à dire à mes lecteurs, c’est « je vous aime ». Bon, d’accord, ça en fait trois. Mais c’est vrai. Je crois qu’un auteur n’est rien sans ses lecteurs. Et avoir un lecteur qui vous dit « j’ai aimé votre livre », c’est une sensation incroyable. C’est une profonde motivation pour écrire encore, accepter la charge de travail (et parfois de douleurs) que ça représente, et continuer à écrire. Et surtout, se remettre en question en permanence, pour offrir le meilleur.

    On n’est rien, si on est seul.

    On ne bâtit rien, si on ne bâtit que pour soi.

    Je suis fière d’écrire pour les autres. J’espère sincèrement faire de mon mieux pour partager mes émotions les plus profondes et les plus pures.

    Et si je pouvais rajouter un mot, je leur demanderais pardon, parce que pour des raisons indépendantes de ma volonté, je vais devoir m’éloigner du clavier pendant la prochaine année. Alors j’espère que l’attente ne sera pas trop longue, et qu’ils seront heureux de trouver un quatrième roman lorsque j’aurais trouvé le temps de l’écrire. En tout cas, je sais que pour moi, ça sera interminable.

    Dans l’intervalle, ceux qui le veulent pourront me retrouver sur www.ecrire-un-livre-accrocheur.com

     

    SES OEUVRES

    Les invocateurs tome 1

    A la rencontre de l'auteure Emmanuelle Soulard

     

    Dans un monde médiéval où les gens se métamorphosent parfois en monstres assoiffés de sang, la vie s’est organisée entre les seigneuries et les sanctuaires, où résident des chevaucheurs de dragons. Les chasseurs, car tel est leur nom, ont pour mission de protéger les hommes des cas de possession et des attaques de carnivores qui les accompagnent. Pour cela, ils apprennent à invoquer leur dragon grâce à des années d’entraînement physique et spirituel.

    Sahelle est une fille de seigneur, qui fuit un mariage arrangé par son père avec le plus puissant des seigneurs du territoire, autoproclamé roi. Sauvée de justesse d’une attaque de possédé par le chef du sanctuaire de Ranon, rien ne la disposait à invoquer un dragon au lendemain de son arrivée.

    Saura-t-elle le dompter, évitant ainsi qu’il devienne une bête incontrôlable, sans autre destin qu’être mis à mort par les chasseurs ? Pourra-t-elle échapper au roi qui la traque depuis sa fuite ? Et, surtout, réussira-t-elle à vivre l’amour passionnel
    qu’elle ressent pour le chef du sanctuaire, lui-même incapable de faire le deuil de la mort de sa femme ?

     

    Les invocateurs tome 2

    A la rencontre de l'auteure Emmanuelle Soulard

     

    La vie est devenue bien compliquée, dans le sanctuaire de Ranon. Sahelle, de retour grâce à l’intervention du chasseur Jaffar, est maintenant confronté à ses pires démons. Toujours incapable de contrôler son dragon, et elle doit faire face à des plus grandes peurs, ce qui complique bien sa relation avec Médévas.
    De con côté, Jaffar, parjure de son propre sanctuaire, doit se faire une place en tant que membre d’escadrille. Réussira-t-il à ce que ses frasques soient oubliées et que ses compétences soient suffisamment reconnues pour compenser sa personnalité hors du commun ? Pourra-t-il oublier son amour pour Sahelle ? Et surtout, arrivera-t-il à comprendre que lorsque le chemin devient ardu, c’est qu’il nous confronte bien souvent à nos plus profondes erreurs ?
    Médévas, quant à lui, en tant que chef de sanctuaire, est plus que jamais en difficulté à cause de la situation de Sahelle et de son dragon. Alors que les attaques massives se multiplient, sera-t-il assez fort pour faire face à la
    pire des situations ? Dans sa terrible quête pour comprendre comment et pourquoi les carniciels sont venus à la vie, c’est sur un chemin bien périlleux qu’il devra conduire ses compagnons, et trouver la force d’aller jusqu’au sacrifice ultime.

    « Chronique Je reviens chez nous de Sara Agnès LChronique Au bonheur de ces dames d'Angela Behelle »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :