• A la rencontre de l'auteur Lia Vilorë

    Bonjour,

    A la rencontre de l'auteur Lia Vilorë

    Merci d'avoir pris le temps de répondre à cet interview.

     

    1) Pouvez-vous vous présenter un petit peu ?

     

    Bonjour et merci pour cet interview ! Alors, de ma plume je me nomme Lia Vilorë, ce qui est une plaisanterie de moi à moi-même. "Lia" est le diminutif d'"Aurélia" et "Vilorë" vient de l'elfique quenian (Bonjour Tolkien) qui signifie "Doré". Sachant que "Aurélia" a pour sens "Qui est comme l'or", je me suis amusée à une redondance au sujet de mes cheveux blonds.

    Donc, voilà, rien que comme ça, vous savez que je suis une Elfe, c'est-à-dire profondément narcissique.

    ... Et accessoirement qu'il s'agit aussi du nom de mon personnage joueur dans Vampire la Mascarade. Donc, je suis une Elfe rôliste aux dents longues. CQFD.

     

    2) Avez-vous toujours voulu devenir écrivain ? Pourquoi ?

     

    Non, au collège je voulais être médecin légiste comme l'agent Scully pour trouver des preuves, mener l'enquête et botter des culs. Puis, je trouvais l'archéologie aussi chouette qu'Indiana Jones ou Lara Croft pour les mêmes raisons. Ce qui montre que déjà mon imagination débordait avec un immense besoin de m'affranchir de mes limites, chercher, découvrir la vérité et la narrer. Et puis un jour, le Grand Maître du Jeu Invisible à travers la voix de mon prof de français m'a invitée du côté obscur. Il m'a encouragée dans cette voie qu'est la littérature. J'avais de meilleures chances de réussite si je jouais une mégalomaniaque, pardon, un écrivain. Il avait raison.

     

    3) Comment s'est déroulée votre recherche de maison d'édition ?

     

    Pour Vampires d'une nuit de printemps, ça a été très simple puisque je l'avais spécialement écrit par jeu pour les éditions du Petit Caveau. Pour La louve de Brocéliande, ça a été bien plus chaotique. J'ai d'abord signé avec feu les éditions Midgard qui m'ont fait trainer trois ans avant de mettre la clé sous la porte sans publication. Heureusement, j'ai persévéré, aidée par mes amis et le Grimoire Galactique des Grenouilles que je recommande chaudement. J'ai finalement signé chez Lune Écarlate après un an de recherche suite à la déconvenue Midgard. Le synopsis n'a presque plus de secret pour moi, ni la lettre de présentation ! Et j'ai atteint le niveau douze en compétence "Patience".

     

    4) Avez-vous un auteur favori ? Vous inspirez-vous de ce dernier ?

     

    Si je dois un jour être enterrée avec un seul livre pour m'accompagner jusque devant Saint-Pierre, ce serait avec La Grande Encyclopédie des Fées de Pierre Dubois. Son oeuvre est ma bible. Chacune des pages de ses ouvrages m'inspire une histoire autour des contes, légendes et personnages de la mythologie et du folklore du monde entier qu'il présente avec tant de poésie et d'érudition.

    Mais, soyons fidèle et s'il y a une oeuvre qui est à l'origine de tout, c'est bien le manga Vampire Princess Miyu, de Narumi Kakinouchi. Je m'inspire beaucoup de ce manga qui est à bien des points de vue ma référence et mes racines.

    Donc, en fait, enterrez-moi avec mes VPM – sous Blister, hein, déconnez pas –, sinon je reviendrai vous hanter.

     

    5) Pouvez vous nous présenter un de vos livres ?

     

    Je vais être orgueilleuse et terriblement sentimentale, mais je vais vous parler de La louve de Brocéliande puisque l'on parle de fées et de racines. C'est un roman – ou une trilogie actuellement – qui me tient très à coeur. Il sort le 16 avril 2016 aux éditions Lune Ecarlate et les précommandes débuteront le 15 mars.

    Il narre la quête initiatique en pays de Brocéliande d'une lycéenne franco-japonaise, Hikira Bisclavret. Les fées existent dans cet univers proche du nôtre, bien qu'elles soient invisibles pour la plupart des gens. Hélas, Hikira découvre dans de terrifiantes circonstances qu'à cause de celles-ci, elle doit dire adieu à l'enfance et jouer le rôle qui est le sien dans la guerre que se livrent les Belles Dames.

     

    6) Comment se déroule votre journée lorsque vous écrivez ?

     

    Une bonne journée d'écriture pour moi commence après une bonne nuit de sommeil et le petit-déjeuner, sinon je deviens grognonne. Il me faut mon Word, mon OneNote, Winamp allumé pour diffuser la bande-son appropriée et beaucoup, beaucoup de calme parce que j'ai horreur des interruptions. Quand je débute un roman ou même une nouvelle, je commence par OneNote pour poser le résumé, puis les personnages, puis le synopsis pour les scènes clés et celles qui me viennent. Au fur et à mesure des recherches documentaires, j'étoffe la partie "Background". C'est un peu mon plan de bataille, j'ai besoin d'ordre, d'organisation, de classer, et de hiérarchiser. C'est une sorte de fil d'Ariane pour moi qui ai une assez mauvaise mémoire. Sans mon plan, je me sens perdue parce que j'oublie la moitié des choses. Ensuite, quand il est un squelette suffisamment solide, je commence la rédaction avec Word épaulé par Cordial. J'écris dans ma chambre, sur mon petit Notebook, avec la porte fermée ou rabattue et ma bibliothèque à portée de main si j'ai besoin de faire une recherche dans mes livres. À midi c'est l'heure du café et je continue. À 20h c'est la tisane, et je claviote jusqu'à ce que mes yeux se ferment tout seuls.

    Quand j'ai une scène d'action, ou une que j'aimerais bien pimenter, là, j'aime inviter le chaos en confectionnant des fiches de personnages et en jetant les dés. Parce que je me trouve trop sympa avec mes héros. Le hasard est plus surprenant et moins gentil. En plus, il arrive qu'il mette le héros ou l'héroïne dans une telle situation qu'il ou elle est vraiment obligé(e) de se creuser le citron pour s'en sortir. Ou alors ça me permet d'exploiter une facette à laquelle je n'avais pas pensé. Et je trouve ça génial, ça me boost, c'est ludique, ça me fait rire, réfléchir, ça me pose des soucis et j'adore chercher les solutions les plus adaptées.



    7) Utilisez-vous votre entourage ou même les paysages que vous voyez dans vos romans ?

     

    Mon entourage, non. Mes personnages sont tous issus d'une réflexion sur ce qu'ils représentent, que ce soit un archétype, une idée, un conflit, une question, car j'utilise volontier mes expériences personnelles. L'écriture a toujours été un exutoire pour moi, un moyen de m'exprimer librement, de me libérer des contraintes du monde réel, de réfléchir ou de prendre du recul à propos de sujets qui me touchent personnellement. Mes romans sont des rêves éveillés et les rêves sont des tableaux expressionnistes qui nous aident à visualiser et rationnaliser ce qui nous tourmente ou nous fait languir sans que l'on en soit bien conscient.

    Par contre, j'utilise plus souvent des paysages ou des lieux visités ou que j'espère un jour visiter grâce à Google Earth afin d'encadrer ces rêves de réalité.

     

    8) Avez-vous un mot à dire à vos lecteurs ou futurs lecteurs ?

     

    Merci du fond du coeur pour votre soutien à travers vos critiques – même négatives parce que mine de rien, ça aide –, vos encouragements et votre enthousiasme ! Chaque fois que j'apprends que l'un de mes romans a fait passer un bon moment à l'un d'entre vous, j'ai la satisfaction du travail bien fait ! Quand c'est l'inverse, je cherche à m'améliorer ! J'espère que vous serez chaque jour un peu plus nombreux à apprécier (ou détester) le temps passé avec mes histoires et que les Sabots Sacrés de la Sainte Licorne Rose Invisible vous bénissent tous !

     

    Résumés des romans

     

    Vampires d'une nuit de printemps (Éd. Du Petit Caveau, mai 2012)

    A la rencontre de l'auteur Lia Vilorë

    Cher journal,

     

    Désormais, mon nom est Fáil, Lía Fáil, et je suis un vampire.

    Sans déconner ?

    Punaise de pouvoir idiot, et tu réponds à l’écrit en prime !

    Ben, depuis le temps, je sais que tu ne sais pas t’empêcher d’écrire tes tracas alors…

    Ouais… pas faux…

    Alors, vas-y, raconte…

    En décembre dernier, je suis devenue un vrai vampire du genre « Kit complet sans les petits inconvénients ». Avec le sexy garde-du-corps écossais en prime.

    Tu vas en faire des envieuses !

    Ouais… surtout qu’à l’heure qu’il est, c’est le seul à ne pas vouloir ma tête pour un crime que je n’ai pas commis !

    Qui est ?

    Toute ma nouvelle famille m’accuse d’avoir assassiné notre Maître, celui qui m’a créée. Mais je te jure : j’ai rien fait !

    Ça me rappelle quelque chose…

    M’en parle pas !

     

    La Louve de Brocéliande 1 – Le Lai du Bisclavret (Éd.Lune Écarlate, printemps 2016) (Résumé provisoire)

    A la rencontre de l'auteur Lia Vilorë

    De nos jours en Bretagne, peu savent que la légendaire forêt de Brocéliande est le théâtre d’une guerre fratricide entre fées. Victime de fièvres inexplicables lors de la nouvelle et de la pleine lune, la lycéenne Hikira C. Bisclavret fait un jour la connaissance d’Éric Freinet. Un être ambigu qui la fascine et en qui elle trouve un ami inespéré.

    Éric et Hikira deviennent alors les cibles d’une marraine prête à tout pour les détruire. Une alliance est leur seul espoir de survie. Car découvrir la vérité derrière « Le lai du Bisclavret » ne sera pas sans payer le prix fort.

    Après tout, les Demoiselles sont aussi merveilleuses que terribles...

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  • Commentaires

    1
    Welsie
    Vendredi 11 Mars 2016 à 16:26

    Une belle interview, je ne connais pas du tout l'auteure !

    Merci

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